jeudi 12 mai 2016

Concert J-S Bach : cantates pour la Trinité

B.A. Bach fait partie de l’Association des Chœurs de Montpellier.
"Je suis née dans une famille de musiciens, père chef d’orchestre, mère pianiste et chanteuse. Malgré une ambiance de musique presque exclusivement française (Ravel, Debussy, Fauré…), très tôt, l’œuvre de Jean-Sébastien Bach a été pour moi seule dans cette famille, une révélation extraordinaire, une évidence désormais quasi vitale.
     Cette musique me parle comme une voix très proche, comme celle d’un ami qui me connaîtrait personnellement. Plus encore, elle me parle bien au delà des mots, et ces “paroles-là” sont claires et sans ambiguité comme aucune parole humaine ne peut l’être. C’est une voix si vraie et si profonde qu’aucune souffrance, que la mort même ne lui échappent. Et puis, viennent d’autres paroles, celles-ci de force, d’une force inimaginable, d’une confiance absolue, d’un espoir invincible, exultantes de joie, et en même temps d’une douceur et d’une tendresse infinies. Je pourrais en donner des références très précises, parfois seulement quelques mesures au milieu d’un chœur ou d’une aria.
Cette musique va bien au delà du texte qu’elle illustre.
Je peux aller jusqu’à dire : cette Musique m’aime. Bach est ainsi devenu mon compagnon de vie."

Jacqueline Armand-Carrière

Après des études de géographie (Nantes) et de musique (Nantes, Paris VIII, Genève), Jean François Héron a mené une carrière dans l’enseignement de la musique et la gestion d’activités culturelles. A la tête de divers ensembles musicaux, il s’est attaché à faire entendre la musique médiévale aussi bien que la musique récente du XX° siècle, du plain chant médiéval à Luciano Berio, en passant par Marc Antoine Charpentier, Liszt, Berlioz, Verdi ou Dvorak, avec une prédilection particulière pour le XVIII° siècle : J. S. Bach, Vivaldi, Mozart...
A l’heure actuelle, il s’intéresse particulièrement à l’aspect scénique et narratif du spectacle musical, comme librettiste (« Le Directeur de Théâtre, l’opéra de 4 jours », d’après Mozart et Salieri, représenté de 2006 à 2011, « Cendrillon(s) », décembre 2009) ou comme récitant.

vendredi 29 avril 2016



"La mémoire collective chez les musiciens" (1939) Maurice Halbwachs écrivait :
"...Revenons à la remarque qui a été notre point de départ. Elle portait sur le rôle des signes dans la mémoire tel que nous avons pu le mettre en lumière sur l’exemple de la musique. Pour apprendre à exécuter, ou à déchiffrer, ou, même lorsqu’ils entendent seulement, à reconnaître et distinguer les sons, leur valeur et leurs intervalles, les musiciens ont besoin d’évoquer une quantité de souvenirs. Où se trouvent ces souvenirs, et sous quelle forme se conservent-ils ? Nous disions que, si on examinait leurs cerveaux, on y trouverait une quantité de mécanismes, mais qui ne se sont pas montés spontanément. Il ne suffirait pas en effet, pour qu’ils apparaissent, de laisser le musicien isolé en face des choses, de laisser agir sur lui les bruits et les sons naturels. En réalité, pour expliquer ces dispositifs cérébraux, il faut les mettre en relations avec des mécanismes correspondants, symétriques ou complémentaires, qui fonctionnent dans d’autres cerveaux, chez d’autres hommes. Bien plus, une telle correspondance n’a pu être réalisée que parce qu’il s’est établi un accord entre ces hommes : mais un tel accord suppose la création conventionnelle d’un système de symboles ou signes matériels, dont la signification est bien définie…
Mais, même les souvenirs qui sont en eux, souvenirs des notes, des signes, des règles, ne se trouvent dans leur cerveau et dans leur esprit que parce qu’ils font partie de cette société, qui leur a permis de les acquérir ; ils n’ont aucune raison d’être que par rapport au groupe des musiciens, et ils ne se conservent donc en eux que parce qu’ils en font ou en ont fait partie. C’est pourquoi l’on peut dire que les souvenirs des musiciens se conservent dans une mémoire collective qui s’étend, dans l’espace et le temps, aussi loin que leur société.
Mais, insistant ainsi sur le rôle que jouent les signes dans la mémoire musicale, nous n’oublions pas qu’on pourrait faire des observations du même genre dans bien d’autres cas."
 Né en 1877 à Reims, Maurice Halbwachs est mort en 1945 au camp de Buchenwald.




samedi 9 avril 2016

Eloge du chant choral

http://marie.hutois.over-blog.com/2015/12/la-voix-du-choeur.html



"La voix d'un chœur s'épanouit quand les choristes se prennent par la voix comme on se prend par la main en glissant leurs harmoniques dans ceux des autres voix. Chaque choriste a un jour vécu ces moment sonores magiques. Ils ne sont pas liés au hasard!"